Jimmy Ellis était le chanteur des Trammps, groupe soul originaire de Philadelphie ("Philly Soul") et devenu progressivement un des premiers groupe de disco. Il vient de nous quitter ce 8 mars à l'âge de 74 ans, des suites de la maladie d'Alzheimer. On se souvient des Trammps principalement pour leur album Disco Inferno et le single éponyme, utilisé pour le film Saturday Night Fever.
Ecoutons Jimmy Ellis et ses Trammps.
Pour bien se rendre compte du tsunami disco, il faut se rappeler que le double album de la bande originale du film Saturday Night Fever, sorti fin 1977, fut le disque le plus vendu de tous les temps jusqu'à l'arrivée de Thriller de Michael Jackson en 1982.
En ce 8 mars "journée de la femme", intéressons-nous à quelques rockeuses d'un genre particulier : les chanteuses remarquables de certains groupes de heavy metal. Il faut en effet savoir que hurler n'est pas à la portée de tout le monde et que cela peut même demander énormément de travail lorsque l'on veut changer le registre ou modifier le timbre de sa voix. Certains résultats peuvent être surprenants.
Voyons un petit choix totalement subjectif de quelques-unes de ces chanteuses.
Arch Enemy est un groupe suédois de death metal. Angela Nathalie Gossow en est la vocaliste attitrée depuis 2000. Sa voix est simplement impressionnante.
Et pour ceux qui doutent que ceci serait sa véritable voix :
Kittie est un groupe de métal canadien 100% féminin. La chanteuse et guitariste en est Morgan Lander. Ce genre de groupe n'a rien à envier aux hommes.
Cripper est un groupe de trash metal allemand. La chanteuse Britta Görtz possède elle aussi une voix assez remarquable (par contre le guitariste est une caricature du genre, mais bon, c'est ce que les métalleux attendent, non ?).
Terminons avec Otep, groupe de metal californien. La chanteuse Otep Shamaya chante ici alternativement sur deux registres.
Hé oui, c'est ça aussi les femmes ! (et c'est très bien)
Le billet d'aujourd'hui est un petit complément anecdotique au blog Histoires de jouer qui s'intéressait dernièrement à l'introduction du jeu d'échecs à l'école, suivant les dernières directives du Ministère de l'Education Nationale.
Les échecs peuvent être considérés comme un art, tout comme la musique, puisqu'il existe par exemple des prix de beauté pour les parties les plus créatives, et inversement on "joue" de la musique, ce qui prouve que l'aspect ludique est essentiel en musique, au moins pendant un certain temps. Je joue depuis très longtemps aux échecs moi-même, tout en étant musicien amateur. Je ne saurai dire si j'ai été plus ému par un morceau de musique ou certaines parties mémorables. De nombreuses analogies peuvent être trouvées entre échecs et musique, on en trouvera une très bonne analyse ici.
On ne saurait parler échecs et musique sans mentionner François-André Danican Philidor, compositeur sous Louis XV et XVI, et un des plus grand joueurs d'échecs de son temps.
Philidor
Ecoutons du Philidor :
Voyons à présent quelques morceaux s'inspirant du thème du jeu d'échecs. On trouvera déjà ici quelques centaines de pochettes de disques s'inspirant de ce jeu. On voit que tous les genres musicaux sont représentés. Manuel Göttsching est un musicien allemand, pionnier des musiques électroniques. L'album E2-E4 (1984) prend pour titre le premier coup des blancs dans l'ouverture pion-roi, la plus usitée dans le jeu d'échecs.
Ecoutons Akhenaton, alias Philippe Fragione et membre émérite de IAM, dans Métèque et mat, issu de son premier album solo et éponyme :
Un compositeur aussi original que John Cage ne pouvait manquer de s'intéresser aux échecs, et c'est donc ce qu'il fit avec Chess Piece à l'occasion d'une exposition collective à New York en 1944. Cet œuvre est à ce jour la seule de Cage qui conjugua ses trois passions : la peinture, la musique et les échecs, puisque la partition est peinte sur un modèle d'échiquier.
Il faut bien sûr mentionner le légendaire label de Chicago, Chess Records, qui a enregistré tous les grands du blues,de Muddy Waters à John Lee Hooker, en passant par Etta James, Willie Dixon et même Chuck Berry.
Terminons par un extrait du film Searching for Bobby Fischer, dont la musique n'a rien de mémorable, mais qui nous offre le plaisir de voir un blitz , ce qui est tout de même assez rare dans le cinéma.
Qubiq Records est un petit netlabel (pas d'éditions sur support physique pour l'instant) électro fondé par un DJ de Carnac (Morbihan), Samuel Demaret (aka Samiteou Noisebuilder), et un DJ de Céret (Pyrénées-Orientales), Fabrice Torricella.
Le label a sorti son premier single en avril 2011 et compte à ce jour 13 références, pour la plupart dans un style techno, parfois tech house. Huit DJ ont déjà bénéficié des services de ce label. Ecoutons une petite sélection des singles les plus intéressants.
Honneur aux fondateurs du label : commençons par écouter Sky Bird'sde Samite (QUB003).
Continuons avec le cofondateur : Second Day (QUB002) de Fabrice Torricella.
Viktor Valentino est aussi un DJ de Céret. Ecoutons Nostromo (QUB006) (référence au remorqueur spatial dans le film Alien, le huitième passager, lui-même référence au roman de Joseph Conrad).
Small Ewok est un DJ perpignanais. Ecoutons La goutte (QUB005).
Il manquait une dame. Unu est une DJ de Lille. Ecoutons Tomorrow Will Be Different (QUB011).
La chaîne Youtube de Qubiq Records permet d'écouter tous les singles.
Un petit label prometteur, à suivre !
Le blog de mes confrères discothécaires Mediamus s'est engagé depuis quelque temps dans un échange avec d'autres confrères hongrois. Cela a permis de découvrir de nombreux artistes que l'on peut retrouver ici. Je ne connaissais pas grand chose à la musique hongroise, hormis une poignée de compositeurs classiques (Franz Liszt, Béla Bartók, Zoltán Kodály, György Ligeti), et quelques musiciens populaires (Márta Sebestyén, Muzsikás). Merci au travail de Mediamus pour ces précieuses références.
J'ai voulu essayer d'apporter ma petite pierre à l'édifice de la découverte de la musique hongroise de ces deux dernières années. Quelques dizaines d'albums écoutés plus tard, voici une mini sélection pour 2010/2011.
Söndörgő (à prononcer "Sherndergoe") est un ensemble originaire de Szentendre (non loin de Budapest), ville connue pour sa minorité serbe. Le noyau du groupe est composé de trois frères et un cousin. Söndörgő cherche notamment à défendre les traditions musicales serbo-croates encore présentes en Hongrie. Il ne faut pas les confondre pour autant avec les "brass bands" des Balkans. L'instrument principal est ici la tambura, de la famille des luths à manche long et jouée avec un plectre, accompagnée à l'accordéon et à la guitare.
Le dernier album de Söndörgő est Tamburising: Lost Music of the Balkans (2010).
Besh o droM est un groupe originaire de Budapest et fondé en 1999. Cet ensemble de musiques hongroises traditionnelles, mélées de musiques tziganes, des Balkans, voire même d'Asie centrale, et un des seuls groupes hongrois à mener aujourd'hui une carrière internationale.
Leur dernier album est Kertünk Alatt (2011).
Liens : SpotifyDeezerSite officielMyspaceYonderboi est né László Fogarasi Jr. en 1980 à Mernye, petite ville du sud-ouest de la Hongrie. C'est un DJ pratiquant surtout le Downtempo et le Trip-Hop. Son troisième album est Passive Control (2011).
Liens : SpotifySite officielMyspace
Comme partout ailleurs, les groupes de Metal prolifèrent en Hongrie, il est donc indispensable d'en mentionner au moins un.
Dalriada est un groupe de Folk Metal formé en 2006 (en fait la suite du groupe Echo of Dalriada formé en 1998) à Sopron (nord-ouest de la Hongrie). Le nom du groupe n'a rien à voir avec la Hongrie, puisque Dalriada est un royaume gaélique de l'Ecosse des 6ème et 7ème siècles. Par contre, tous leurs albums (sauf un) ont des noms de mois en ancien hongrois.
Leur dernier album est Ígéret (2011) (mois de mai).
Liens : SpotifySite officielMyspace
Dalriada réconcilie le son de l'accordéon avec le headbanging.
Cette petite balade hongroise est terminée pour aujourd'hui !
Chaque début d'année est l'occasion de faire le point sur l'année écoulée. Comme beaucoup de monde, j'ai fait mon Top 2011 des meilleurs albums écoutés, parmi ceux sortis en 2011 exclusivement, et le résultat commence à être suffisamment conséquent (plusieurs centaines de disques notés) pour que le top 5 ne rebouge pas de sitôt. D'autant qu'il semble enfin que ces 5 albums ont pour caractéristique commune d'avoir une dimension hypnotique qui correspondait peut-être à mon humeur de cette année 2011 et constitue désormais un ensemble cohérent que je ne saurai perturber.
En 5ème place, le groupe Touareg Timariwen avec l'album Tassili.