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vendredi 26 décembre 2014

Albums brésiliens de 2014

Avec l'effet coupe du monde, plutôt que de regarder le football, je me suis dit cette année que c'était une bonne occasion de découvrir ce qui se faisait d'intéressant dans la musique brésilienne d'aujourd'hui. Après avoir écouté quelques dizaines de disques sortis en 2014, et ce sans a priori puisque je n'y connaissais pas grand chose (hormis les grands classiques), j'en ai tiré une petite sélection de 11 albums. Je vous épargne les mauvais disques en tous genres que je me suis également infligé (j'écoute toujours un disque en entier).

Note :
MPB : Música Popular Brasileira, une sorte de mélange de bossa nova et samba avec des influences étrangères, né dans les années 60 en réaction à l'invasion du rock.




Le premier disque de la liste est à mon avis le seul qui sorte un peu du lot pour cette année 2014. Le reste (classé par ordre alphabétique) est bon mais pas inoubliable tout en étant digne d'intérêt pour se faire une idée de la production musicale contemporaine de ce pays. On retrouve dans cette sélection aussi bien des nouveaux venus que des vétérans. Tous ces albums sont disponibles à l'écoute sur les différents sites de streaming en ligne.

Far From Alaska (groupe formé en 2012 à Natal, Rio Grande do Norte)
modeHuman
4/5
Rock indépendant/Stoner rock


Romulo Fróes (né en 1971 à São Paulo) Barulho feio 3,5/5 MPB

Gilberto Gil (né en 1942 à Salvador, Bahia) Gilbertos Samba 3,5/5 Samba

Graveola e o Lixo Polifônico (groupe formé en 2005 à Belo Horizonte, Minas Gerais) Vozes Invísiveis ou Dois e Meio 3,5/5 MPB / Art pop

Ideia de Antes (groupe formé en 2010 à São Paulo) Ideia de Antes 3,5/5 Latin jazz

 MC Bin Laden (né en 1994 à São Paulo) MC Bin Laden Funk carioca (mélange samba/Miami bass/hip-hop)   Mombojó (groupe formé en 2001 à Recife, Pernambuco) Alexandre 3,5/5 MPB / Rock psychédélique

ruído / mm [bruit par millimètre] (groupe formé en 2003 à Curitiba, Paraná) Rasura 3,5/5 Post-rock (assez calme)

S.P.Y (pseudonyme de Carlos Lima, né à São Paulo) Back to Basics Chapter One 3,5/5 Drum and Bass

Maria Bethânia (née en 1946 à Santo Amaro da Purificação, Bahia) Meus quintais 3,5/5 MPB

Tom Zé (né en 1936 à Irará, Bahia) Vira Lata na Via Láctea 3,5/5 MPB

Mentionnons quelques artistes ayant également produit cette année des disques potables mais dispensables (à mon avis) :  Erasmo Carlos (rock / MPB), Carne Doce (rock psychédélique), Vanessa da Mata (MPB et électro), Pitty (rock alternatif), Ian Ramil (folk pop), Martinho da Vila (samba), Skank (pop-rock), Fernanda Takai (MPB), Titãs (MPB), Clara Valente (MPB), Zé Vito (pop-rock).

N'ayant pas publié de best of du Brésil l'année passée, je rappellerai pour terminer mon n°1 de ce pays pour 2013. Bossacucanova (groupe formé en 1999 à Rio de Janeiro) Nossa Onda é Essa ! (sorti en Europe en 2014 sous le titre Our Kind of Bossa) 4/5 Bossa nova

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lundi 17 février 2014

Albums espagnols de 2013

Voyons les quelques albums intéressants parus en cette année 2013 en Espagne.

Pour rappel : Albums espagnols de 2011 et Albums espagnols de 2012 .

 

Joe Crepúsculo , Joël Iriarte, est un jeune musicien originaire de Catalogne bien connu de la scène pop indépendante. Par ailleurs membre de plusieurs groupes barcelonais, il a publié en solo de nombreux albums souvent distingués par la critique et, fait notable, sous licence Creative Commons donc téléchargeables gratuitement et légalement. Baile de Magos est sa dernière production, sortie en mars 2013. Le titre phare de l'album, Mi fábrica de baile flirte avec la techno pop et a été élu "morceau de l'année" par la revue espagnole Rockdelux. Note globale 4/5





Guadalupe Plata est groupe originaire d'Úbeda, en Andalousie.  Après un premier album sans titre en 2011 (et figurant déjà dans ma sélection espagnole de cette année), celui-ci, sorti au mois de janvier, est sans-titre également. Un bon album de blues rock qui gagnerait sûrement à être entendu en live. Meilleur titre : Esclavo. Note globale : 4/5





Def con Dos est un groupe de rap rock originaire de Madrid fondé en 1989. J'ai bien aimé leur dernier album, España es idiota, bien qu'il manque vraiment un titre qui sorte un peu du lot. Mais pour qui veut du bourrin de qualité, souvent proche du rap metal, et en espagnol, c'est exactement  ce qu'il faut. Note globale : 4/5


Wikipédia




C'est à peu près tout pour cette année. Je mentionnerai toutefois quelques autres albums ayant obtenu  3,5/5 et dignes d'intérêt.

Quique Gonzalez - Delantera mitica (pop rock)
Pony Bravo - De palmas y caceria (indie rock)
Ska-P - 99% (ska punk / reggae)
Dorian - La velocidad del vacio (electropop)
Jardin de la Croix - 187 Steps to Cross the Universe (post-rock)
Vicente Amigo - Tierra (flamenco nuevo)
Niño y Pistola - There's a Man With a Gun Over There (folk rock)
Los Coronas - Adios Sancho (surf rock)
The Suicide of Western Culture - Hope Only Brings Pain (post-rock)
Henry Saiz - Reality Is for Those Who Are Not Strong Enough to Confront Their Dreams (tech house)
08001 - No Pain No Gain (pop-rock)

mercredi 22 mai 2013

Inauguration du musée des instruments de Céret

Plus de 80 gendarmes arpentaient les rues de Céret (Pyrénées-Orientales) ce samedi 18 mai, jour de marché, mobilisation inédite s'il en est pour l'inauguration d'un nouveau musée et de surcroit pour une petite ville de 8 000 habitants. Rien de polémique pourtant, puisque cette nouvelle structure est un musée de la musique. Mais il se trouve que l'invité principal des cérémonies était Jean-Pierre Bel, président du Sénat et donc deuxième personnage de l'État. Ne manquaient pas, bien sûr, les habituels élus de conseil régional, général, agglo, mairie, etc. 


Les politiques brillent et tout le monde les regarde...
 On sentait certain membres des forces de l'ordre un peu nerveux (d'autant que certains esprits rebelles en ont profité pour organiser une manif, conséquence normale et justifiée lors de la venue de personnalités politiques de ce niveau) et le filtrage par les policiers en civil pour assister aux festivités était donc assez sévère.
Passé un long moment d'attente, les politiques arrivèrent, coupèrent le ruban et, enfin, vers 11 heures, Jean-Pierre Bel prit son air le plus intéressé et la visite du musée put commencer, guidée par son directeur Paul Macé.


Le musée des instruments de Céret (MúSIC) est logé dans l'ancien hôpital Saint-Pierre, rénové à partir des années 80. Il abritait déjà diverses associations sardanistes, dont le Centre internacional de música popular (CIMP), créé en 1987. Le CIMP lui-même possédait déjà une belle collection d'instruments catalans et méditerranéens, ainsi qu'un fonds de 12 000 partitions lié au répertoire traditionnel catalan (numérisation en cours). Gestionnaire du lieu, le directeur du CIMP est donc devenu directeur de ce musée, dont le projet prend forme il y a dix ans déjà.


 Une deuxième collection vient s'ajouter à ce fonds déjà riche : le couple Heinz Stefan Herzka et Verena Nil, voyageurs et collectionneurs d'instruments, décident il y a quelques années de léguer leur collection à la ville de Céret. On y trouve des instruments du monde entier, avec une importante quantité de hautbois, ainsi que de nombreux objets contextuels. Le fonds cumulé des deux collections comprend donc aujourd'hui près de 2 500 instruments et objets, dont seuls quelques centaines sont exposés simultanément.
 Hormis deux salles au rez-de-chaussée, la majeure partie du musée se situe au premier étage. On y trouve un ensemble de vitrines présentant les instruments soit par famille, soit par région géographique, ainsi que quelques espaces diffusant de la musique ou des films. La faible qualité des photos présentées ici ne leur rend par forcément hommage, mais il faut pourtant signaler que la scénographie de l'espace d'exposition est particulièrement réussie et l'on mesure le travail qui a été nécessaire afin de pouvoir présenter ces collections de manière convenable et intelligible.


Le rôle du musée ne se limitera pas à celui d'un espace d'exposition, semble-t-il, mais aussi de découverte de musiques du monde par le biais de conférences ou de concerts, d'animations, d'ateliers de fabrication d'instruments, etc. Les curieux pourront par exemple écouter Pascal Comelade, artiste cérétan et intersidéral, jouer avec un orchestre de musique traditionnelle birmane.

En attendant, la visite terminée, l'ensemble des personnalités se sont dirigés vers la chapelle Saint-Roch qui jouxte le bâtiment afin de nous gratifier de leurs discours, passage obligé avant les petits fours.

Jean-Pierre Bel (2ème en partant de la gauche) vient de réaliser qu'il y a cinq discours avant le sien.


Photos : Fabricio Cardenas

dimanche 29 avril 2012

Albums espagnols de 2012

Poursuivant l'exploration entamée l'an passé (voir ici), voyons à présent les quelques albums notables parus en ce début 2012 chez nos voisins espagnols.



John Talabot est un DJ  et producteur barcelonais. Après de nombreux singles et maxis, essentiellement sur le label allemand Permanent Vacation, ou sur son propre label Hivern Discs, ƒIN est son premier album, entre deep house et balearic beat. L'ensemble s'écoute aisément et sans brutalité.  4/5


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Enrique Morente, disparu en décembre 2010, était à la fois un des plus grands et des plus controversés parmi les chanteurs modernes de flamenco. Il n'a pas hésité de son vivant à faire des incursions vers le punk, les musiques cubaines ou le chant grégorien.  On lui compte même une collaboration avec Lee Ranaldo de Sonic Youth.
Wikipedia

Los Evangelistas est un groupe constitué dans le seul but de rendre hommage à ce créateur original. Ses membres viennent tous du rock andalou (de groupes tels que Lagartija Nick ou Los Planetas) et certains ont participé aux différents projets d'Enrique Morente. Viennent collaborer en sus deux chanteuses de flamenco, Carmen Linares et Soleá Morente (la propre fille d'Enrique). L'album s'appelle en toute logique Homenaje a Enrique Morente. Le résultat est donc plutôt rock, mais avec un fil conducteur flamenco indéniable, et de nombreux morceaux que l'on pourrait qualifier d'inclassables. Le résultat n'est pas toujours probant, mais incontestablement original.  4/5



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Mishima  est un groupe indie pop barcelonais formé en 1998. L'amor feliç  est leur 6ème album et est chanté intégralement en catalan. Le titre vient tout simplement de leur reprise de Georges Brassens, Il n'y a pas d'amour heureux, en catalan : No existeix l'amor feliç. David Carabén a une belle voix qui contribue indéniablement au succès du disque.  4/5
La chanteuse présente ici pour le duo live ne figure pas sur le disque.


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McEnroe, contrairement aux apparences, est un groupe de rock originaire de la petite ville de Getxo, au pays basque. Las orillas est déjà leur 4ème album. L'ensemble est très calme et posé (certains appellent cela du slowcore...) et n'agressera donc personne. Le chanteur  Ricardo Lezón a par moments une voix comparable à Matt Berninger de The National, ce qui est loin d'être un handicap.  3,5/5


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Le Grupo de expertos solynieve est originaire de Grenade (Andalousie). Le monde du rock andalou n'étant pas infiniment extensible, on y retrouve sans surprise des membres des groupes mentionnés plus haut, Lagartija Nick et Los Planetas, dont Jota, également chanteur et guitariste de... Los Evangelistas. El eje de la tierra est leur 2ème album (il y a aussi eu deux maxis entre temps), dans un genre plutôt folk pop.  3,5/5


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Pegasvs est un duo électronique (Sergio Pérez García et Luciana Della Villa) originaire de Barcelone. Leur premier album éponyme navigue entre synth pop et electronica.  3,5/5


Soundcloud   Spotify   Deezer

Méritent également une mention :

Lidia Damunt (originaire de Murcie) pour Vigila el fuego : folk pop  3,5/5   Spotify   (pas de lien Deezer)

Quimi Portet (originaire de Catalogne) pour Oh My Love : pop rock  3,5/5  Spotify   (pas de lien Deezer)

Clint (originaire de Madrid) pour Asuntos internos  : indie pop  3,5/5  Spotify   (pas de lien Deezer)

Chano Domínguez (pianiste originaire d'Andalousie) pour Flamenco Sketches  : du piano jazz teinté de flamenco  3,5/5  Spotify   Deezer

Joaquín Pascual (originaire de Castille-La Manche) pour La Frontera : indie pop  3,5/5  Spotify   Deezer

mardi 9 août 2011

Feliz cumpleaños

Joyeux anniversaire à Juanes, 39 ans, superstar colombienne qui sait aussi se rendre insupportable de temps à autre (cf. La camisa negra), mais sûrement pas autant que sa compatriote Shakira, et il a au moins le mérite d'être un minimum engagé face à l'actualité encore souvent dramatique de son pays.
En ce qui concerne son oeuvre musicale, les albums les plus anciens sont les plus intéressants, tel Fíjate bien (2000).
Wikipedia RYM Site officiel

mercredi 3 août 2011

Albums espagnols de 2011

J'habite à quelques kilomètres de la frontière espagnole, et c'est pourquoi, constatant ma profonde méconnaissance de la scène espagnole récente, je me suis imposé récemment un petit marathon musical de quelques jours pour faire le point.
Une trentaine d'albums plus tard, voici une petite sélection de ceux qui ont retenu mon attention parmi ceux sortis en 2011 exclusivement. Je referais le point d'ici quelques mois pour la suite de l'année.
Tous ces albums sont disponibles à l'écoute sur Spotify, sauf exception.

Phantom Pop de l'andalou Elphomega : du bon hip-hop/électro en espagnol. Il était temps que je le découvre, il en est à son 4ème album, tout de même. 4/5
Viejos himnos para nuevos guerreros du groupe madrilène Ñu : ce groupe de rock progressif (et un peu celtique sur les bords) a déjà 37 ans et 17 albums a son actif, ça tient donc forcément la route. 3,5/5
Guadalupe Plata, premier album du groupe andalou du même nom : du blues-rock bien fait, mais sans être véritablement original. 3,5/5
Old Goodbyes de Pájaro Sunrise , chanteur originaire de Léon : un troisième album pop folk, correct mais en baisse par rapport à ses deux premiers opus. 3,5/5
La joven Dolores de la madrilène Christina Rosenvinge : 7ème album pop folk déjà pour cette artiste qui chante souvent faux, mais j'aime sa voix et c'est comme ça. On peut aussi détester. Son nom absolument pas espagnol  et son look dame blanche viennent de ses origines anglo-danoises. 3,5/5
Travelogues de Souvenir, duo de Pampelune : un gars à la guitare, une fille au chant, quelques effets, un bon album pop/folk tirant sur l'électro. 3,5/5
Minor Epic de l'andalou Dani Llamas  : premier album solo du leader des G.A.S. Drummers, du folk-rock plus que correct mais pas non plus très original. 3,5/5
Le petit bonus introuvable (je l'ai reçu straight from the producer) : Improvisions par les catalans de Soma Planet : du bon jazz-prog. L'album ne contient que 3 plages, très largement improvisées et dont la plus longue dépasse les 30 minutes. J'ai bien aimé l'utilisation du théremin, présent partout mais sans être envahissant. 4/5 Leur précédent album, Bholenath (2008) est disponible à l'écoute et permet de se faire une idée.

mardi 2 août 2011

Un blog pourquoi faire ?

Ce blog vous parlera sûrement de tout et de rien, et ne vous apportera peut-être rien d'intéressant, mais il me servira surtout d'aide mémoire dans le domaine de mes écoutes musicales, présentes ou passées. Une manière de faire des synthèses, et de ne conserver que la substantifique moelle de ces centaines d'heures d'écoute  dans tous les genres et toutes les époques.

Musicam scire



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